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Prescription des sommes indûment versées |
Le délai de prescription
de l'action en
recouvrement est fixé à 2 ans à partir de la dernière mensualité payée
. Ce
délai s'applique aussi aux héritiers quand le trop-perçu est né du vivant du
prestataire.
Le délai de prescription de l'action en recouvrement est fixé à 5 ans à
compter de la connaissance des faits
. Ce
délai ne peut toutefois pas dépasser les 20 ans qui suivent les faits (par exemple le
décès du prestataire). Les sommes perçues à tort sont récupérées intégralement,
dans la limite des 20 années qui précèdent la date à laquelle le recouvrement est
effectué.
L'interruption efface le délai de prescription acquis et fait courir un nouveau délai de même durée que l'ancien à compter de l'acte interruptif.
Le montant d'un rappel peut compenser un indu déterminé dans son montant et exigible.
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Un indu de prestation est déterminé dans son montant et exigible, dès lors :
Code civil art. 1289, art. 1291
(par exemple, révision pour régularisation de la carrière et un avantage complémentaire a été attribué à tort).
Si l'indu est exigible, il y a compensation. Le rappel est déterminé avec application de la prescription quinquennale : le montant du rappel atténue ou solde l'indu. Si l'indu n'est pas exigible : il n'y a pas de compensation. Le rappel est payé intégralement.
(par exemple : augmentation du montant de l'avantage de base entraînant une diminution d'un avantage associé. )
La régularisation s'effectue sans rechercher si l'indu est exigible depuis la date d'effet de chaque révision. Le rappel est déterminé avec application de la prescription quinquennale, et les sommes versées à tort, selon les règles de prescription biennale.
En présence d'un trop perçu d'arrérages qui entraîne le remboursement des cotisations, il n'y a pas compensation mais régularisation des droits (reversement des cotisations au profit de l'URSSAF). Les sommes à recouvrer ou à reverser sont déterminées en application de la prescription triennale.
La prescription d'une demande de remboursement de trop-perçu en matière de prestations de retraites était fixée à 3 ans.
Règles applicables avant diffusion de la circulaire 2005/18 du 21/04/2005
La situation était examinée globalement sur la période où les sommes dues et perçues existaient simultanément, sans tenir compte des règles de prescription. Le point de départ de la révision était fixé à la date à laquelle les sommes dues et perçues coexistaient.
Si ce calcul aboutissait à un rappel, les sommes dues étaient versées à l'assuré dans la limite de la prescription quinquennale (triennale pour les prélèvements sociaux)
Si ce calcul aboutissait à un trop-perçu, les sommes étaient récupérées en application de la prescription biennale (triennale pour les prélèvements sociaux).
Circulaire Cnav 50/91 du
22/07/1991
Les sommes payées du vivant du prestataire à d'autres personnes (tiers ou héritiers) à la suite d'erreur ou de fraude, et les sommes payées à son nom mais versées à d'autres après son décès, pouvaient être réclamées pendant 30 ans.
La bonne foi est toujours présumée, il faut prouver la mauvaise foi : elle peut résulter de fausses déclarations ou d'absence volontaire de déclaration.