Condition de résidence

Condition de résidence

Pour avoir droit à l'allocation de solidarité aux personnes âgées, le demandeur doit, au point de départ de l'allocation, résider en métropole, en Guadeloupe, en Guyane, en Martinique, à la Réunion, à Saint-Barthélemy ou à Saint Martin. Chaque allocataire doit justifier de sa résidence. Si l'Aspa est attribuée en complément de l'avantage de base et de la majoration pour conjoint à charge, les 2 allocataires doivent justifier de leur résidence.
 
La personne qui a son foyer ou son lieu de séjour principal en métropole ou dans ces collectivités est considérée remplir la condition de résidence. Le foyer est le lieu de résidence habituelle ; il doit avoir un caractère permanent. Cette condition est remplie si l'intéressé séjourne pendant plus de 6 mois, au cours de l'année civile de versement de l'allocation.
 
L'allocataire doit signaler chaque changement de résidence. L'Aspa est supprimée en cas de départ hors de France (métropole, Guadeloupe, Guyane, Martinique, Réunion, Saint-Barthélemy ou Saint Martin).
Le placement de l'allocataire en établissement médico-social en Belgique n'est pas considéré comme un changement de résidence.
 
Le demandeur étranger doit également justifier de la régularité de son séjour en France sur une période continue de 10 ans au point de départ.
 

Contrôle de la résidence

La caisse de retraite contrôle la résidence une fois par an. Ce contrôle peut également être effectué à tout moment. Le contrôle porte sur les 12 mois de l'année civile qui précède ce contrôle.
Mais si l'examen sur l'année civile est défavorable à l'allocataire, la caisse peut contrôler la résidence sur les 12 mois civils qui précèdent la date du contrôle ou le date de changement de résidence.
Si l'assuré a séjourné plusieurs fois en France pendant la période contrôlée, toutes les périodes de résidence sont totalisées.
 
Si l'assuré totalise moins de 6 mois mais au moins 160 jours de résidence en France, la caisse examine la situation de l'allocataire sur les années précédentes avant de supprimer l'allocation. L'allocation n'est pas supprimée si les 2 années précédentes comportent chacune plus de 6 mois de résidence en France. Cette tolérance ne peut pas être renouvelée l'année suivante.
 
La caisse doit aussi tenir compte de la situation individuelle de l'allocataire, notamment quand l'éloignement est lié à des circonstances telles que l'hospitalisation de l'assuré, le décès d'un ascendant ou descendant direct, etc. L'intéressé doit produire des justificatifs de la situation invoquée.
 

Justificatifs

Le demandeur doit produire des documents qui prouvent sa résidence en France :
  • soit un avis d'impôt et une attestation d'hébergement ;
  • soit l'avis d'impôt et 2 autres documents qui peuvent être factures d'eau, gaz, électricité, téléphone, quittances de loyer, avis de la taxe d'habitation ou de la taxe foncière.
L'assuré peut produire un avis de situation déclarative à l'impôt sur le revenu (Asdir) délivré lors de sa déclaration en ligne. L'Asdir remplace l'avis de non-imposition.
Tout document qui permet d'établir la réalité de la résidence en France peut être retenu.
Les personnes hébergées, les résidents dans un foyer de travailleurs, en résidences sociales, à l'hôtel, sans domicile fixe doivent produire une déclaration sur l'honneur. L'attestation d'élection de domicile unique délivrée aux personnes sans domicile stable est également retenue.
Les personnes incarcérées produisent une attestation de l'administration pénitentiaire mentionnant les dates d'incarcération.
Les titulaires du titre de séjour portant la mention "retraité" doivent fournir les justificatifs prouvant la résidence en France.
Pour être recevables, les justificatifs doivent concerner le mois de la demande ou celui qui la précède. Ils sont valables de la date de la demande au point de départ de l'allocation.
 
Pour poursuivre le service de l'allocation, les justificatifs doivent permettre d'apprécier le caractère permanent de la résidence en France. Les justificatifs produits lors de l'attribution peuvent être actualisés et complétés par d'autres documents qui prouvent la réalité de la résidence en France pendant 6 mois minimum, par exemple :
  • factures, quittances, abonnements pour des dépenses personnelles de l'allocataire en France pendant au moins 6 mois ;
  • relevés de comptes bancaires comportant des opérations effectuées en France sur 6 mois minimum ;
  • passeport indiquant les dates d'entrée et de sortie ;
  • etc.
Si les preuves ne couvrent pas les 6 mois, l'Aspa est supprimée. Toutefois, si ces preuves couvrent au moins 160 jours, la caisse examine la situation de l'assuré sur les 2 années précédentes avant de supprimer l'allocation. Cette mesure de tolérance ne peut pas être à nouveau mise en oeuvre lors du contrôle suivant et elle ne s'applique pas si l'allocation est attribuée l'année civile qui précède le contrôle.
 
Les caisses doivent aussi tenir compte des situations particulières des allocaires dont le départ est lié, notamment, à des événements imprévisibles (hospitalisation, décès d'un proche, etc.). L'intéressé doit produire des justificatifs qui permettent de vérifier les motifs invoqués.

Suppression de l'allocation

L'allocation est supprimée :
  • dès le point de départ de l'allocation si la condition n'a jamais été remplie ;
  • le 1er jour du mois qui comprend le départ de France si la condition est remplie l'année précédant le contrôle ;
  • ou le 1er jour de l'année civile de référence si la condition n'est pas remplie l'année précédant le contrôle.
 
Si l'assuré n'a pas déclaré son changement de résidence, les sommes versées à tort sont récupérées. Des sanctions administratives peuvent lui être appliquées, en cas d'omission de déclaration.
En cas de déclaration tardive, les sommes restent acquises au bénéficiaire , dès lors que la fraude n'est pas prouvée.
En cas de retour en France, l'intéressé doit déposer une nouvelle demande d'Aspa. Le point de départ de l'allocation est alors fixé selon les règles habituelles.
 
 

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Allocation de solidarité aux personnes âgées